Syrie : 20 civils tués dans des raids aériens de Damas et Moscou

Syrie : 20 civils tués dans des raids aériens de Damas et Moscou

Vingt civils ont été tués la semaine dernière, dont dix enfants et trois femmes, dans des raids aériens (opération militaire ponctuelle de pénétration profonde ou d’assaut en territoire ennemi) du régime de ‘Bachar Al-Assad’ et de ses alliés, principalement sur un camp de déplacés, dans la province de Deraa dans le sud de la Syrie, a indiqué l’OSDH.
Cette région, dominée par l’organisation terroriste ‘État islamique’ mais qui abrite également des groupes rebelles (qui se révolte, qui refuse de se soumettre à l’autorité), est la cible depuis des mois de bombardements quasi quotidiens du clan du dictateur syrien ‘Bachar Al-Assad’ et de ses alliés.

Qui sont les alliés du régime ‘Al-Assad’ ?

Le régime du dictateur syrien ‘Bachar Al-Assad’ – au pouvoir depuis 2000 – bénéficie du soutien indéfectible de l’Iran, depuis le début de la guerre civile, sur les plans militaire, diplomatique, financier et politique parce que Hassan Rohani (Président de l’Iran) ne veut absolument pas qu’un pouvoir sunnite s’installe à la capitale syrienne, Damas. Il est important pour l’Iran d’avoir cette continuité stratégique Hezbollah-Damas-Bagdad-Téhéran.
La présence iranienne sur le terrain syrien est composée de plusieurs centaines de paramilitaires, de conseillers ou encore de la force Al-Qods.
En janvier 2019, la présence iranienne a été évaluée à 11 500 hommes. Cette année, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme a révélé que 12 000 à 18 000 combattants de la seule brigade Al-Qods (créée au début des années 2000 ; unité d’élite du Corps des Gardiens de la révolution islamique en Iran) avaient été déployés autour de Damas – la capitale syrienne – pour la protéger après la prise de Palmyre par le groupe djihadiste ‘Daech’. L’Iran, acteur de terrain, ne devient que peu à peu acteur diplomatique.
Outre les forces iraniennes, plusieurs milices chiites étrangères (pakistanaises, afghanes, libanaises, irakiennes, etc.) sont venues batailler pour le compte du régime ‘Al-Assad’ en Syrie. Celles-ci ont été en première ligne pour la reprise de Damas en janvier dernier.
“Les terroristes chiites, l’autre menace pour l’avenir des Syriens et de la Syrie”, ajoute le journaliste français ‘Jean-Pierre Duthion’.

Syrie : après neuf ans de guerre, la Turquie s’impose comme acteur majeur

“La Turquie est un acteur majeur de la guerre civile syrienne”, Jean-Pierre Duthion, journaliste français vivant à Damas pendant la guerre.
Le conflit en Syrie a désormais neuf ans, une guerre qui s’est régionalisée et qui s’est complexifiée. De nouveaux acteurs sont aussi apparus. C’est le cas de la Turquie, membre de l’Organisation du traité de l’atlantique nord (OTAN : organisation politico-militaire mise en place par les pays signataires du traité de l’Atlantique nord pour pouvoir remplir leurs obligations de défense collectives et de sécurité) et proche des pays arabes du Golfe, mais qui sur le dossier syrien s’attaque aux Kurdes à Damas (la capitale syrienne) avec le feu vert de la Russie. Elle a été un acteur politique de premier plan aux différentes étapes de la guerre civile syrienne.

scriptsell.neteDataStyle - Best Wordpress Services