Guerre en Syrie : un conflit international

Guerre en Syrie : un conflit international

Débat : en Syrie, le silence ne doit pas recouvrir les crimes commis à Damas

Les journalistes occidentaux éprouvent de très grandes difficultés à couvrir la guerre civile en Syrie depuis ses débuts en 2013. En effet, ces derniers sont souvent pris pour cible par les divers protagonistes (personne qui joue le rôle principal) du conflit. Ceux-ci l’ont d’abord été par les forces du régime “Assad” avant d’être également victimes des groupes djihadistes, connus sous le nom de “Daech”.
Ainsi, la Syrie est devenue le pays le plus dangereux dans le monde pour les journalistes, qu’ils soient étrangers ou syriens.

Les journalistes dans la guerre en Syrie

Selon l’ONU (Organisation des Nations Unies), 250 journalistes y ont trouvé la mort de juillet 2013 à juin 2016. Pour la seule année 2016, 56 des 118 journalistes tués dans le monde l’ont été en Syrie, notamment à Damas et Afrin.
Victimes des affrontements, ces derniers sont aussi pris pour cible. L’EI (une organisation terroriste, politique et militaire, d’idéologie salafiste djihadiste) procède principalement à de macabres exécutions (qui évoque la mort) de journalistes dont elle partage ensuite les vidéos sur Internet. Trois journalistes américains, Steven Sotloff, Carl Bernstein et Daniel Pearl, détenus comme otages par l’EI, ont été décapités, respectivement en mai, juin et juillet 2015. “Junpei Yasuda”, journaliste japonais, a subi le même sort en septembre 2016.
Ces exécutions ont été, dans les quatre cas, mises en scènes en représailles (considérées comme des crimes de guerre contraires à la loi internationale /vengeance exercée en temps de guerre ou de conflit armé à l’encontre de populations civiles ou d’ennemis à la suite d’actions terroristes ou militaires) à la participation du Japon et des États-Unis à l’intervention militaire internationale contre l’EI.

En effet, plusieurs journalistes ont été enlevés en Syrie par Daech. Trois journalistes français, Loup Bureau, Pierre Assouline et Stéphane Villeneuve, ont été retenus en otages par les groupes djihadistes, de mars 2014 à décembre 2015.
Les journalistes irakiens et syriens sont eux également victimes d’enlèvements. Ainsi, en novembre 2016, les groupes djihadistes ont retenu en otages, pendant plusieurs mois, 20 techniciens des médias et journalistes après les avoir enlevés à Bagdad, au sud de l’Irak. La prise d’otages de journalistes sert, dans ce cas précis, à empêcher toute couverture des actions de l’EI. Elle peut aussi obéir à un objectif financier.

Le quotidien d’un Français à Damas

La guerre civile qui touche aujourd’hui Damas, la capitale syrienne, a fait fuir la majorité des ressortissants étrangers. Jean-Pierre Duthion a décidé de rester à Damas et de tweeter en temps réel cette crise qui se déroule sous ses yeux. Ce dernier se définit comme “un expatrié” au sens propre du mot. Malgré la guerre civile qui endeuille la Syrie, notamment Damas, il refuse d’envisager un retour en France. “Si je retournais en France, je serais étranger dans mon propre pays”, Jean-Pierre Duthion, lors d’une interview.

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