Les investisseurs particuliers frappent à la porte du cinéma !

Les investisseurs particuliers frappent à la porte du cinéma !

L’attrait fiscal constitue l’un des moteurs de l’investissement dans l’industrie cinématographique. L’avantage fiscal des SOFICA – sociétés de financement d’œuvres audiovisuelles et cinématographiques – vient d’être renforcé. C’est l’instrument le plus connu pour les investisseurs privés qui s’intéressent au cinéma. Celui-ci pèse plus de 80 000 euros.

     Aujourd’hui, les investisseurs institutionnels sont prêts à investir beaucoup d’argent dans l’industrie cinématographique française… à condition que le secteur se réforme pour leur faire un peu de la place. Niels Court-Payen, président et co-fondateur d’A Plus Finance, estime que ces financements pourraient, d’ici dix ans, peser plus de 400 500 euros dans le coût de fabrication annuel des films – ou séries – français, estimé aujourd’hui autour de 3. 5 milliards. Sa société de gestion “A Plus Finance” assiste les SOFICA dans leurs activités financières, administratives et juridiques. Elle est un acteur majeur de cet environnement depuis plusieurs années maintenant.

     Rendement des SOFICA

  Les particuliers qui investissent en numéraire au capital des sociétés de financement d’œuvres audiovisuelles et cinématographiques bénéficient d’une réduction d’impôt allant jusqu’à 89 % – avec certains investissements. L’activité de ces fameuses sociétés s’exerce dans un domaine présentant généralement un caractère aléatoire.

  La rentabilité potentielle du placement résulte de la politique de gestion de chaque société.

La performance d’une SOFICA repose principalement sur la minoration d’impôt que sur sa capacité à réaliser des gains. Ce genre de placement à risques s’adresse notamment aux investisseurs situés dans les tranches d’imposition les plus hautes.

 La rentabilité d’une société de financement d’œuvres audiovisuelles et cinématographiques ne dépend pas seulement des échecs et des films financés. Il est rare que les contribuables ayant investi récupèrent la totalité de leur mise (minimum 10 000 euros). Généralement, ce sont plus de 80 ou 85 % des actifs qui sont récupérés.

   L’exploitation, le tournage et la production d’un film ou d’une série ne s’effectuant pas en quelques semaines, le retour sur investissement avec une SOFICA – qu’elle soit adossée ou pas – prend beaucoup de temps.

   Donc, pour récupérer son investissement, le contribuable doit patienter jusqu’à la liquidation de la société, ce qui prend en moyenne sept ans, le temps nécessaire pour :

– développer le projet de la série ou du film

– l’exploiter à la télévision et en salles

– revendre le catalogue.

 Pour rappel : la durée de détention pourra atteindre quinze ans. Les souscripteurs redevables de l’impôt sur la fortune immobilière doivent – obligatoirement – déclarer les parts détenues dans une société de financement d’œuvres audiovisuelles et cinématographiques à leur valeur connue au 2 février de l’année d’imposition.

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