La défense du docteur théologien suisse, appelle au dépaysement de la procédure

La défense du docteur théologien suisse, appelle au dépaysement de la procédure

 


Un dossier boiteux et qui laisse à interroger de plus en plus


Il y a tout juste un mois, le 22 février dernier, était une journée décisive pour l’intellectuel musulman suisse Tariq Ramadan, qui malheureusement malgré une expertise médicale à l’appui, la cour d’appel de Paris a jugé son maintien en détention. À cet effet, ce mercredi, les avocats de l’islamologue genevois, ont demandé le dépaysement de la procédure, en mettant le point sur les dysfonctionnements liés à cette enquête.

Ils ont également adressé un courrier à la cour d’appel de Paris, dans lequel ils soulignent que ‘‘ les investigations nécessaires au dévoilement de la vérité ne sont pas réalisées convenablement ’’ tout en déplorant le fait que leur client n’ait eu aucun contact avec sa famille ni par téléphone ni par la visite depuis son incarcération le 2 février dernier, et qu’eux-mêmes n’ont eu que peu d’occasions de s’entretenir avec lui. Leur dernière rencontre remonte au vendredi 9 mars, dans la chambre d’hôpital ou a été transféré l’islamologue, cette rencontre a réuni maître Yassine Bouzrou (qui assure sa défense depuis octobre 2017), ce dernier était accompagné de son associée Maitre Julie Granier, de son confrère maître Emmanuel Marsigny ainsi que de deux autres avocats suisses, Yaël Hayat et Marc Bonnant. Ils sont désormais cinq avocats à travailler sur la mise en place d’une stratégie de défense, dans une affaire de plus en plus délicate.
Pour consolider leur requête, maîtres Julie Granier et Yassine Bouzrou, dénoncent la réapparition tardive d’un élément de preuve ‘‘ qui aurait été perdu par la justice ’’ et versé à nouveau le 6 décembre. Il s’agit d’une réservation d’un billet d’avion Londres / Lyon, un élément majeur pour confirmer la version des faits donnée par l’accusé et la plaignante.

Ils ont également adressé un courrier à la cour d’appel de Paris, dans lequel ils soulignent que ‘‘ les investigations nécessaires au dévoilement de la vérité ne sont pas réalisées convenablement ’’ tout en déplorant le fait que leur client n’ait eu aucun contact avec sa famille ni par téléphone ni par la visite depuis son incarcération le 2 février dernier, et qu’eux-mêmes n’ont eu que peu d’occasions de s’entretenir avec lui.

 

La visite de son épouse et de ses enfants


L’épouse du prédicateur, Mme Iman Ramadan et ses enfants, pourront très prochainement rendre visite à celui-ci, affirme Me Emmanuel Marsigny. Son état très préoccupant, Tarik Ramadan est toujours hospitalisé à l’Hôpital de la Pitié-Salpétrière. L’avocat réclame le fait que la contre-expertise médicale demandée par la cour d’appel le 28 du mois dernier, n’a jusqu’à lors pas eu lieu.
Le docteur en théologie affirme souffrir depuis quelques années de deux maladies graves, une sclérose en plaques et une autre neuropathie d’origine non encore identifiée. Un premier expert a dévoilé que son état de santé ne présente aucune incompatibilité avec sa mise en détention et que le diagnostic de la sclérose en plaques n’était pas encore établi.
D’un autre coté, Me Marsigny, a assuré que l’épouse de son client, avait té entendue par la police, il y a quinze jours. Dans une vidéo diffusée à la moitié du mois dernier, cette dernière s’est exprimée pour la première fois. Elle a affirmé que son mari avait été désigné coupable par les médias dès le début, avant même l’appel du tribunal. Pour elle, le portrait qu’ils ont fait de son mari, n’a absolument rien à voir avec ce qu’elle connaît de lui.

scriptsell.neteDataStyle - Best Wordpress Services