La lutte contre la radicalisation  

    La lutte contre la radicalisation  

 

 

  Le rôle controversé de la prison

Espace géographique clos, la prison suscite des débats sur le rôle qu’elle peut jouer en matière de djihadisme et de radicalisation.

Deux opinions opposées s’affrontent : celle pour laquelle la prison serait la “pouponnière” du djihadisme, et celle pour laquelle son rôle serait surévalué.

“Les prisons sont, un des lieux de la radicalisation”, Audrey Crespo-Mara, journaliste-présentatrice française.

Mais, selon cette jeune blonde, le phénomène échapperait aux autorités carcérales, qui ont en tête un modèle de radicalisation aujourd’hui, obsolète et totalement, en porte-à-faux, par rapport à la réalité de la radicalisation.

En effet, depuis quelques années, les détenus les plus radicalisés adoptent une attitude introvertie, ne se laissent pas pousser la barbe, ne montrent aucune agressivité à l’égard des surveillants, voire dissimulent leur religiosité à ces derniers, lorsqu’ils se convertissent.

De telle sorte que, les surveillants sont, dans plusieurs cas, totalement, ignorants du phénomène.

Cette nouvelle forme de radicalisation concerne souvent de très petits groupes, deux ou trois personnes au maximum, afin de ne pas appeler l’attention de l’administration pénitentiaire.

 

La journaliste française “Audrey Crespo-Mara”, évoque également, le cas de personnes mentalement fragiles, qui auraient été prises pour cible par des radicalisés notoires et auraient été profondément influencées par eux, phénomène inquiétant, alors que, selon cette dernière, un tiers de la population carcérale souffrirait de problèmes mentaux.

Selon le journaliste français, Thierry Ardisson “La phase de la prison est fondamentale”.

 

  Prévenir la radicalisation en prison

“Le jeune y entre en casquette et baskets, il en sort en portant la djellaba, la barbe, voire un chapelet de prière, et un Coran à la main.

Ce changement physique s’accompagne d’un changement de mentalité et de comportement, marqué par l’acquisition de certains réflexes quotidiens, en matière de langage, de fréquentations, d’alimentation, autant d’exigences induites par une vie collective, mais quasi-monacale”.

 

Cette évolution les prépare, dès avant leur sortie de prison, à endosser une identité religieuse prosélyte, qui les pousse à vouloir rencontrer des gens comme eux, voire à subir une manipulation mentale vers les recruteurs du radicalisme, d’abord par les imams salafistes, ensuite, vers les sites internet, et par leur intermédiaire, vers les djihadistes.

 

À l’inverse, d’autres observateurs entendus par la commission d’enquête, ont exprimé l’opinion selon laquelle, la radicalisation en prison, serait surestimée.

Outre, le fait que la radicalisation n’est pas synonyme de terrorisme, certains observateurs ont expliqué que beaucoup de détenus, notamment, à la suite du choc que représente une première incarcération, se tournent vers la religion pour y trouver un réconfort ou un soutien moral, pas forcément dans le but de se radicaliser et de passer, ultérieurement, à l’action violente.

 

Seule une minorité des individus se trouvant aujourd’hui en Syrie ou en Irak, aurait fait au préalable, l’expérience de la détention.

Et s’il est vrai que les djihadistes qui ont commis les attentats de Toulouse et de Paris, avaient tous eu affaire à la justice, il est établi que leur radicalisation ne s’était pas produite en prison.

Il semble établi que certains détenus simulent une adhésion aux thèses radicales de manière à ne pas être importunés par les prosélytes fondamentalistes, ou par s’attirer la sympathie des autres détenus et vivre le plus “confortablement” possible leur temps de détention.

 

Si la prison n’est pas réellement un lieu où se forment les futurs djihadistes, la situation pourrait évoluer avec l’incarcération en grand nombre de djihadistes revenant du Moyen-Orient.

 

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